mai 19th, 2012

Book case by Raw-Edges via Vagabondages.

Une étagère non plus verticale, mais horizontale. C'est le concept pour le moins original que nous propose le designer israëlien Shay Alkalay, qui tient avec sa partenaire Yael Mer le studio Raw-Edges. Pluôt que d'aligner les dos des ouvrages sur les documents, ce petit meuble consistant en rangées de petites baguettes de bois, propose de transformer vos titres favoris, ou plus exactement les dos de vos titres favoris en surface plane, de table.

Une façon plutôt originale aussi de recycler des livres à désherber par exemple, quoique cela suppose des ouvrages de même dimension ou d'épaisseur.


mai 17th, 2012

Projet 17 mai et valorisation de l’inclusion en bibliothèque via Vagabondages.

Aujourd'hui, nous sommes le 17 mai.

Depuis sept ans, cette journée est consacrée Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, à l'initiative du français Louis-Georges Tin et de son comité IDAHO (International day against homophobia).

Dans ce cadre, plusieurs bibliothèques organisent des manifestations à l'instar de la BM de la Part-Dieu, à Lyon, par le biais de son centre de ressources sur le genre, le point G, qui proposait le mercredi 16 mai au soir la projection du film d'animation de Sébastien Watel, Le baiser de la lune, racontant les amours de deux poissons garçons pour un public d'enfants entre huit et dix ans (CM1, CM2). La séance, en présence du réalisateur, se poursuivait par un débat sur l'opportunité et les modalités de telles projections face à un public jeune.

Une discussion qui est allé au-delà de la seule lutte contre l'homophobie en évoquant les parallèles possibles avec les luttes contre d'autres stéréotypes, d'autres discriminations, d'autres exclusions : qu'il s'agisse de questions de genre, de culture, et inversement de respect de soi, ou de vivre ensemble.

Parallèlement, les artistes s'engagent, à l'instar de Pochep et Silver, deux illustrateurs de bandes dessinées qui proposent aujourd'hui la sortie de Projet 17 mai, un site collaboratif regroupant les contributions de dessinateurs plus ou moins connus sur le thème de l'homosexualité et de la lutte contre l'homophobie. Cette initiative fait écho à un premier web-recueil initié en 2009 par la bloggueuse Julie Maroh, qui avait rassemblé une centaine de blogueurs en leur demandant de faire une note sur le sujet sur leur blog.

Le but du projet est d'aider : des personnes à se sentir soutenues à travers le projet, [montrer] que les choses s’améliorent et qu’il faut se battre pour ça. Et surtout, on espère que ça poussera certains lecteurs ou lectrices à se poser des questions sur le sujet. L’homophobie dans notre quotidien n’est pas uniquement des insultes ou des agressions, c’est aussi des clichés, des moqueries, des préjugés et des injustices. explique Silver sur le blog de Madmoizelle.

Construction de l'identité, lutte contre les stéréotypes, réflexions sur le multiculturalisme, les questions de genres ou l’orientation sexuelle et sentimentale sont autant d'axes développés par le récent groupe ABF très logiquement appelé "Bibliothèques, construction de soi et lutte contre les stéréotypes". Ce dernier propose d'ailleurs l'organisation d'une conférence débat lors du prochain congrès de l'association à Montreuil, le jeudi 7 juin 2012 à partir de 16h à 17h30 dans l'Espace-rencontre 1, sur le thème de l'inclusion : Inclusion et bibliothèques : une vision positive de l’accueil des publics dits minoritaires.

La rencontre réunira la chercheuse Christine Detrez, Maître de conférence en sociologie à l'Ens Lyon, et auteure de travaux sur le genre, la réception, les pratiques de lectures. Ses recherches actuelles portent sur les pratiques culturelles des enfants, sur les représentations du corps féminin, et sur les écrivaines contemporaines maghrébines.

Un second chercheur invité est Denis Merklen, Maître de conférence à l'EHESS, auteur de travaux sur les classes populaires, leurs modes d’inscription collective et de socialisation politique, et plus récemment sur les processus d’individuation en milieu populaire. Depuis 2006 notamment, il aborde ces questions du point de vue des bibliothèques de quartier : Pourquoi brûler des livres ? Violence, culture et politique populaires : une approche du point de vue des bibliothèques de quartier.

La dernière intervenante attendue est Sylvie Tomolillo qui est la responsable du Centre de ressources sur le genre de la bibliothèque municipale de la Part-Dieu : le Point G, rassemblant un ensemble documentaire ciblé sur les questions d’identité de genre et d’orientation sexuelle.Elle pourra aborder la façon dont ce centre a vu le jour dans un contexte professionnel et les enjeux et problématiques qui se sont alors posés. Le point G, incidemment, propose des liens vers d'autres ressources externes et liste un certain nombre de bibliographies thématiques. 

Trois quart d'heures d'exposés puis échanges avec la salle. Voilà qui promet d'être intéressant.


mai 15th, 2012

Pascal Campion via Vagabondages.

Cette fois, un coup de cœur pour cet illustrateur français, établi aux États-Unis, qui propose un univers doux, coloré, des instantanés de joie, d'amour, de rire, de tendresse, de complicité, espiègles aussi parfois.

Il a tout un univers autour des enfants et je m'étonne de ne pas trouver plus de livres jeunesse illustrés de son coup de crayon (j'adorerai voir une affiche à son nom pour le Prix Sorcières !)

Pascal Campion propose un site regroupant la plupart de ses illustrations, en vendant d'autres, et surtout, renvoyant vers son blog où chaque jour est publié une nouvelle illustration.


mai 14th, 2012

Un générateur de chronologie numérique open source prometteur via Bibliobsession 2.0.

J’aime bien ce projet d’éditeur de chronologie numérique (timeline) sous licence GPL. Les chronologies constituent un dispositif ponctuel qui m’a toujours fasciné. Avec cet outil, le rendu est particulièrement propre et efficace je trouve: voyez cet exemple avec Whitney Houston. La chronologie me semble être un excellent support pédagogique sur de nombreux sujets.

Ce dispositif de flux est récent mais le développement est très dynamique, le site de Véritéco (l’entité éditrice) est en cours de lancement… il existe déjà un plugin wordpress. A noter que la construction d’une chronologie peut se faire via un modèle de document google doc.

L’avantage par rapport à d’autres services est de facilement séparer la forme du contenu ce qui permet de ne pas perdre l’information en cas de fermeture d’un service. Une démarche de médiation numérique implique dans tous les cas de choisir des outils dont ont peut exporter les données, ou au minimum de conserver des traces de manière à pouvoir transférer les données d’un service à un autre.

Comme alternatives vous pouvez vous orienter vers Dipity ou alors vers Timetoast. Ah au fait ceux qui ne connaissent pas doivent absolument découvrir les Jalons pour l’histoire du temps présent !


mai 12th, 2012

Des masters d’ingénierie de la connaissance via Bertrand Calenge : carnet de notes.

Une fois n’est pas coutume, je vais parler ici de mes fonctions, ou plutôt de l’objet de mes fonctions : inventer, coordonner, développer et accompagner des formations de haut niveau pour former ceux que j’aime appeler des ingénieurs de la connaissance, tant les différents métiers de bibliothécaire, documentaliste, archiviste, gestionnaire d’information, médiateur de l’information et autres veilleurs s’entremêlent avec pour fil directeur commun l’expertise à organiser et structurer l’information, à la rendre accessible et appropriée par des publics divers, à en garantir la conservation mais aussi le renouvellement, la cohérence et l’adéquation aux projets les plus divers.

Cinq masters

Outre les formations post-concours des bibliothécaires d’État et des conservateurs des fonctions publiques d’État et territoriale, l‘enssib propose cinq spécialités de masters qui balayent les différentes dimensions de ce fil commun smileys Forum:

  • master Politique des bibliothèques et de la documentation (PBD) : ce master prépare aux fonction d’encadrement supérieur et de pilotage de projets dans les très nombreux centres de documentation et bibliothèques d’organismes hors fonction publique (fondations, EPIC, bibliothèques de musées, réseaux de bibliothèques et documentation dans le domaine de la santé, etc.)
  • master Cultures de l’écrit et de l’image (CEI) : très ancré sur les dimensions patrimoniales des collections, ce master s’attache à l’organisation, au traitement et à la valorisation/médiation de toutes les formes de patrimoine documentaire, également contemporain
  • trois autres spécialités forment ce que nous appelons “les masters du numérique” : jusque-là réunies sous une appellation unique Sciences de l’information des des bibliothèques, elles se ramifient maintenant en trois spécialités qui font écho à l’incroyable diversité des métiers émergents à l’heure d’une information numérique foisonnante : le master Sciences de l’information et des bibliothèques et de l’information scientifique et technique (SIBIST – orienté vers le pilotage et l’exploitation documentaire de cette information), le master Archives numériques (AN – destiné à répondre aux enjeux de la conservation, du traitement et de la mise en accès des archives grandissantes des institutions et entreprises) et le master Publication numérique (PN – davantage orienté vers les exigences de structuration et de production des nouvelles chaines d’édition numérique, tant de livres que des autres formes émergentes de documents). Ces trois spécialités proposent une première année commune, ce qui laisse le temps aux étudiants de préférer approfondir en deuxième année l’une ou l’autre dimension. Et ceux qui se sont déjà engagés dans un master autre peuvent, s’ils ont envie d’essayer de tenter l’aventure et ont réussi leur M1, postuler directement en 2e année de ces spécialités…

Foisonnements et trajectoires croisées

Je ne viens pas ici seulement faire de la réclame à ces formations. Ce samedi, l‘enssib tenait portes ouvertes, et accueillait, en compagnie d’étudiants et anciens étudiants, les nombreux curieux intéressés par leur future trajectoire professionnelle. Ce qui m’a le plus frappé dans les échanges que j’ai pu avoir ou entendre est la réticulation réciproque des intérêts et parcours. Avec deux constantes :

L’extension des parcours professionnels personnels est un premier étonnement réjouissant : il n’est pas rare qu’un étudiant entame un master en ayant à l’esprit une certaine image du métier qu’il compte occuper plus tard. Dans cette imaginaire initial, l’impensé collectif du bibliothécaire ou du documentaliste traditionnels tient une grande part, ancienneté des métiers oblige. Et puis, le temps des découvertes arrive : l’entremêlement des itinéraires individuels, la diversité des dimensions de la structuration médiatrice de l’information, la surprise devant la variété des situations professionnelles, et surtout l’éventail très large des stages possibles conduisent étonnamment à revisiter le parcours idéal que l’étudiant s’était construit…

Je parlais des stages en milieu professionnel : ils sont révélateurs des préoccupations des entreprises et des institutions. Il y a trente ans, ces dernières piochaient dans leurs ressources humaines qui un ingénieur, qui une secrétaire, qui un chercheur, lui octroyaient le temps de quelques stages de documentation, et l’affaire était entendue. Aujourd’hui, l’expansion infinie des circuits de l’information et de la production documentaire changent la donne : quand une entreprise de haute couture a accumulé vingt ans de photos et autres enregistrements de ses créations, quand une société génère des millions de documents construits en coopération ou non, de façon solitaire ou coordonnée, quand une institution veut mettre en œuvre le site web qui mettra en valeur ses ressources en même temps qu’elle en permettra l’enrichissement coopératif,quand encore un organisme souhaite mettre de la cohérence dans la profusion d’informations qui sont produites en son sein et veut organiser la circulation et le partage des connaissances pour mieux fonctionner, tous ces acteurs économiques ou institutionnels devinent clairement qu’ils recherchent quelque chose de nouveau, quelqu’un qui ne s’inscrit pas dans les canons des métiers codifiés. Et ils se tournent vers l’enssib, pour trouver le professionnel qui peut affronter une profusion documentaire en lui donnant une place utile et une cohérence

Et c’est là que l’aventure devient passionnante ! Car se croisent alors des opportunités professionnelles assez extraordinaires, entre des étudiants qui s’aventurent au-delà de leurs présupposés et de leurs convictions préalables, et des entreprises et institutions qui recherchent une expertise professionnelle qu’ils n’arrivent guère à préciser (tant le besoin est inédit) mais qui savent devoir trouver des acteurs originaux capables de mettre de l’ordre, de structurer, de donner du sens.
Et ce qui est merveilleux, c’est que la diversité des formations de ces masters offre à chacun la possibilité de se positionner dans une même diversité de parcours professionnels au fond peu contraints par leurs itinéraires personnels : l’ex-prof de français se trouve à piloter un site web de valorisation d’une base de données vidéos, l’ancien étudiant en biologie coordonne les circuits de circulation des connaissances dans une grosse start-up, etc.

Tout cela me semble porteur d’immenses opportunités. Des métiers jamais figés, des remises en question permanentes, des défis renouvelés. Deux constantes pourtant : il s’agit toujours de métiers d’équipe, de métiers du collectif, et il s’agit toujours du même fil rouge de la gestion, structuration, communication, circulation du savoir.

Extension du domaine de la lutte ?

A bien y regarder, nous autres bibliothécaires connaissions bien cette diversité. Pour prendre mon seul exemple (narcissique smileys Forum), j’ai pu piloter des réseaux de bibliothèques dites rurales, diriger un département ministériel, connaitre les joies du rédacteur en chef, découvrir la communication interne ou l’évaluation, approfondir les enjeux des collections et des politiques documentaires, initier ou participer à des projets de services numériques, diriger un très gros établissement, goûter aux défis de la conception et de l’organisation de la formation…
Nombre d’entre vous ont connu la même diversité d’expériences, évidemment toutes différentes, et vous pouvez en témoigner.
Demain, et aujourd’hui déjà, l’éventail des possibles s’étend extraordinairement. Communiquez-le à tous ceux, étudiants ou non, qui s’interrogent sur leur avenir dans le domaine des métiers de la connaissance !

Étonnant, non ?smileys Forum

Pour devenir des protéiformes ingénieurs de la connaissance, la date limite de candidature aux masters de l’enssib est fixée au 8 juin prochain. Et pour s’inscrire, c’est ici !


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mai 12th, 2012

Happy Tree bookshelf via Vagabondages.

Graphic Space rassemble un couple de designers : Christy et Joe Wernert. Ensemble, ils créent et vendent des produits pour les plus jeunes où gambadent de gentils animaux sous forme de meubles, bijoux, décalc' aux murs etc. Et parmi leurs créations, cette petite bibliothèque proposée avec des serres-livres représentants des animaux de la forêt. 

Our enchanted Woodland Happy Tree Bookshelf is handmade in the Kawaii Forest by cute little gnomes and fairies! Planted in a children's room or baby nursery, our freestanding Herbie the Happy Tree shelf has a ready smile that will simply delight your kids and family for generations.

Notre "bibliothèque de l'arbre joyeux" a été créée à la main par de mignon petits gnomes et fées ! Planté dans une chambre d'enfant ou la nurserie de bébé, Herbie, l'arbre joyeux se tiendra droit, orné d'un grand sourire qui ravira vos enfants et votre famille pendant des générations.

Ok, ils ont un peu forcé la dose. Il est néanmoins précisé que l'arbre en question est entièrement recyclable (du bois sans ajout de polymères). Et comme Herbie n'aime pas être seul, il est vendu (à un prix quand même un peu prohibitif, mais c'est du fait-main) avec quatre de ses amis les animaux serre-livres : Vous aurez ainsi le choix entre

1. Orson le hibou
2. Finley le renard
3. Skeeter l'écureuil
4. Hazel le hérisson
5. Bentley le lapin
6. Mabel le champignon
7. Eugene la branche
8. Oli et Martina les oisillons dans leur nid
9. Tweeties la famille oiseau
10. Daisy la fleur

Bon, d'accord, moi aussi je trouve ça cute. Mais de toute façon, pour le moment, ils ne livrent pas outre-atlantique.


mai 11th, 2012

Et maintenant, que vais-je faire ?… via Bertrand Calenge : carnet de notes.

Alors que nous voyons un nouveau gouvernement et une nouvelle politique se profiler très sérieusement, un billet de S.I.Lex m’a sérieusement rappelé à mes devoirs citoyens et bibliothécaires. Ce billet souligne l’absence totale, dans les propositions de notre nouveau président, d’ambitions ou même d’allusions à l’extension ou même à la seule protection du domaine public, notre bien commun, et de sa nécessaire disponibilité commune. Avec un humour incisif, il part d’une chanson qui a marqué ces derniers jours, “La vie en rose”. Ce qui m’autorise à m’interroger également : “Et maintenant, que vais-je faire ?”.

Voilà en effet qui me ravive une fureur euphoriquement anesthésiée par les soirées de ce dernier week-end. Aussi, je vous livre quelques-unes des lignes que j’avais commises en réponse à une adresse posée hors de ce Carnet de notes, il y a plusieurs semaines. Lisez-les, pensez-y… en examinant les programmes du gouvernement à venir.

David Harper – Stacks

“Ce qu’il faudra(it) faire
ou
Propositions possibles d’un candidat potentiel aux plus hautes fonctions… qui se demanderait quels axes peuvent intéresser les bibliothèques

Une parole politique forte est indispensable, non tant pour faire voter diverses lois (dont les décrets d’application videront la substance s’ils paraissent un jour) que pour affirmer que les bibliothèques de statut public sont des espaces de libre accès à tous les savoirs et d’assistance à leur appropriation. Bref, ce sont des espaces d’intérêt public, des espaces et appareils (services et collections) de partage d’un savoir commun, des garants de notre démocratie.

Questions de numérique

C’est là sans aucun doute un virage à ne pas manquer, il conditionne un avenir des bibliothèques largement ouvertes à tous et à tous les usages.

Un premier volet, essentiel et fondateur, relève du législatif ou du réglementaire :

  • encourager l’adoption nationale puis européenne d’une mise à disposition libre et gratuite dans les bibliothèques, des œuvres numérisées soit orphelines (dont on ne retrouve pas les ayant droits) soit indisponibles (dont la commercialisation, associée aux droits d’exploitation,  a cessé depuis 20 ans)
  • proposer une réduction uniforme des droits d’exploitation d’une œuvre de création, quelle que soit sa nature ou son support, à 50 ans après la mort de l’auteur ou des contributeurs ayant significativement contribué à la création de l’œuvre (et on oublie les années de guerre…). Bref, après ce délai, l’œuvre accède au domaine public
  • garantir la liberté et la gratuité d’accès des collections numériques dont une bibliothèque possède les éléments ou dont elle a acquis l’accès, sur l’ensemble des ordinateurs, liseuses ou tablettes qu’elle met à disposition dans ses locaux (à appliquer sur toutes les bibliothèques, publiques ou universitaires)
  • Affirmer la vocation des bibliothèques à garantir l’exhaustivité des informations « internetiennes » qu’elles peuvent proposer en leurs murs (et notamment pas de listes blanches pour l’accès à Internet), la communication devant être contrôlée si les documents concernés sont interdits de diffusion et de publicité.

Le second volet relève de l’investissement des pouvoirs publics :

  • lancer un programme de licences nationales pour l’accès de toutes les bibliothèques publiques (et pas seulement universitaires) aux ressources numériques de la presse et des magazines
  • soutenir un programme d’accès à Internet via les bibliothèques publiques : systématiser les EPN et autres ECM dans les bibliothèques, en soutenant par le programme les partenariats locaux avec les structures intéressées à des objectifs proches ou similaires

L’organisation des bibliothèques

  • Encouragement à la création d’EPCC dans les groupements de communes
  • Affirmation de la gratuité d’accès à toutes les bibliothèques publiques et universitaires et aux ressources qu’elles mettent à disposition du  public  (cf. plus haut. NB : la question de la gratuité du droit à l’emprunt reste de la compétence locale)
  • Accroître le soutien à l’extension d’heures d’ouverture dans les bibliothèques publiques : une aide chronologiquement dégressive rapportée non plus au nombre de vacations, mais au nombre d’heures supplémentaires corrélativement à la population !!
  • Soutenir la mise en œuvre de coopératives de services visant à alléger le back-office des bibliothèques publiques : amélioration de la fourniture de notices, centrale d’équipement des documents, assistance à la constitution de marchés,…

Je n’aborde pas les questions de patrimoine : d’autres sont plus qualifiés…”

L’homme dans les livres… (c) Brian Detmer

Ni je n’aborde ici celles des personnels de bibliothèque, compte tenu de mes fonctions…

Qu’en pensez-vous ?
Et surtout, manifestez-vous !! Si l’heure est bien venue de replacer les hommes et leur intérêt commun au cœur du projet de notre société, c’est le moment.


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mai 11th, 2012

Dispositifs de médiation : participez au pearltrees ! via Bibliobsession 2.0.

J’ai publié la semaine dernière une carte proposant des dispositifs de médiation numérique. Voici sa déclinaison en pearltrees, de manière à rendre possible la collaboration. En cas de besoin, voici une introduction à pearltrees, c’est gratuit, il faudra vous inscrire.

Vous pouvez en effet proposer de nouveaux exemples en faisant équipe avec moi sur la sélection des dispositifs de flux, des dispositifs ponctuels ou des dispositifs passerelles, ou les trois. Je mettrai ensuite à jour la carte, merci d’avance pour votre aide !

Dispositifs de médiation numérique et Dispositifs passerelles / Dispositifs ponctuels / Dispositifs de flux dans (bibliobs)


mai 10th, 2012

Haïku Speed Buildings sur la FrancoGrid via Vagabondages.

Je reviens dessus un peu tard mais le 14 mars dernier a eut lieu un Haïku Speed Building, une performance de construction 3D poétique, sur l'île Biblio de la FrancoGrid.

La FrancoGrid, c'est un équivalent opensource de Second Life, donc un univers virtuel, en l’occurrence francophone. Plus précisément, c'est OpenSim qui est cet équivalent opensource et la FrancoGrid, la partie francophone de cet univers. Avec l'évolution de plus en plus restrictive et onéreuse de Second Life, nombre d'utilisateurs des mondes virtuels ont préféré se retourner vers des solutions plus accessibles, dont la célèbre bibliothèque francophone du Métaverse

Cette dernière a déjà de nombreuses fois fait parler d'elle, notamment au travers des partenariats qu'elle a mis en place avec la municipalité de Rennes. On se souvient ainsi qu'en 2010 avait démarré OperaBis, un projet regroupant l'équipe de la bibliothèque, l'Opéra de Rennes et la ville de Rennes avec le soutien du Ministère de la culture qui a sélectionné ce projet dans le cadre de l'appel à projet "Services culturels innovants". il s'agissait alors de retransmettre dans une "opéra bis", modélisé en trois dimensions (avec billeterie, accueil, etc.) les première représentation de plusieurs spectacles joués simultanément dans l'opéra réel. Un système de réalité mixte déjà utilisé à Rennes en 2008 pour retransmettre le festival de musique des Transmusicales.

Cette fois, c'est avec la médiathèque des Champs Libres que la bibliothèque francophone du Métaverse s'est alliée. A l'occasion de la remise des prix du concours Twit'haïku (il s'agissait d'un concours de haïku, cette forme japonaise de poésie très courte, se déroulant 17 décembre 2011 au 17 mars 2012 et dont les propositions étaient publiées sur Twitter), plusieurs artistes tous bénévoles, et connectés depuis Paris, Marseille ou encore Tokyo se sont retrouvés dans l’univers virtuel Francogrid pour modéliser en direct un haïku en 3D parmi les lauréats, le tout en temps limité.

Comme un ouragan / Cuillère argentée / Dans le pot de confiture, Léna Polard (29)
2ème prix catégorie Jeunesse
Modélisé par les élèves du collège de l'Estaque et leur professeur Sébastien Simao (aka Tao Vacano)

D'autres images des oeuvres sont accessibles à partir du site de la bibliothèque francophone du Métaverse.

mai 9th, 2012

Les enjeux européens de la numérisation de l’écrit via Des Bibliothèques 2.0.

Une excellente synthèse commandée par l’assemblée nationale.